ALERTE PALUDISME ! Cette maladie infectieuse est responsable de plus d’un million et demi de morts dans le monde, dont la moitié sont des enfants ! Autant dire que le paludisme s’inscrit comme étant la maladie la plus mortelle au monde (plus redoutable même que le SIDA) ! Ce fléau dévastateur sévit majoritairement dans les pays tropicaux, où les conditions environnementales sont favorables à son développement. Il tire en effet son origine d’un minuscule insecte : l’anophèle femelle qui se développe dans les eaux stagnantes telles que les marais, les canalisations ouvertes ou les eaux croupies. Au moment de la piqure, cet insecte transmet un parasite, le Plasmodium, présent dans ses glandes salivaires. Et une fois introduit dans l’organisme, le parasite cause de nombreux ravages…
Pour comprendre le fonctionnement de l’infection et les symptômes qui l’accompagnent, il convient de révéler au grand jour ce qui se déroule dans l’ombre, dans le confinement de notre organisme une fois qu’il est infecté par le parasite….
Et c’est à un parasite ingénieux que l’organisme humain doit alors faire face…. Au moment de la piqure, le Plasmodium, alors sous forme de sporozoïtes, pénètre les vaisseaux sanguins et se laisse conduire par le flux sanguin vers le foie. Il s’introduit dans les cellules hépatiques et s’y reproduit en puisant dans les ressources abondantes en nutriments qu’elles contiennent. Chaque sporozoïte devient alors une dizaine de mérozoïtes (organisme encore plus petits) qui finissent par prendre toute la place dans la cellule. Devenus trop à l’étroit, les mérozoïtes s’extirpent de la cellule par paquets, englobés par une portion de membrane cellulaire hépatites qui va servir de subterfuge durant la prochaine étape de leur conquête : le sang. Dans ce dernier, en effet, rôdent des macrophages, dont le rôle est de détruire les cellules mortes, malades ou étrangères. Et les mérozoïtes, protégés par leur membrane hépatique, peuvent circuler incognito, sans risque de se faire détectés, les macrophages les confondant avec des cellules normales. Une fois arrivés au niveau des poumons, où les macrophages se font moins nombreux, les mérozoïtes peuvent sortir de leur cachette et s’attaquer aux globules rouges. Ils s’y introduisent et s’y reproduisent durant une durée de 48 heures jusqu’à en déchirer la membrane. Ils reviennent à nouveau dans le sang pour s’attaquer à d’autres globules rouges….
Vous l’aurez compris, le paludisme est une maladie extrêmement maligne et redoutable qui rend les populations vivant en zone endémique particulièrement vulnérables. On estime à plus de 30 millions le nombre de personnes touchées par cette maladie en Afrique et à environ 1 million et demi le nombre de personnes qui en ont succombées. Plus de la moitié sont des enfants. Heureusement pour l’Homme, la science se révèle être un allié indispensable pour la lutte contre ce fléau destructeur et semble lui permettre chaque jour d’atteindre l’objectif ultime qu’il s’est fixé : l’éradication pure et simple de la maladie. Mais comment les avancées scientifiques contribuent-elles à l’éradication progressive du fléau qu’est le paludisme ? Et surtout, qu’est-ce qui en fait une maladie aussi redoutable ?
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